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A propos : AVS - le point de l’emploi et du salaire
 

COMMUNAUTÉ DES SENIORS EMPLOYEURS PARTICULIERS·MARDI 31 JUILLET 2018 26 lectures

A la lecture du point du statut et de la fonction, il ne vous a pas échappé que votre diplôme ne débouche pas sur le même emploi, sur les mêmes conditions d’emploi, ni même sur le même salaire suivant le choix que vous faites ou qui s’impose à vous de travailler pour une entreprise, pour une association, pour un particulier CESU, pour un particulier riche.
Une loi universelle gouverne cette activité qui explique les différences.

A-Examinons le facteur temps : 3 interventions sont nécessaires chaque jour pour l’assistance à la personne qui est le coeur de ce métier
. matin de 7h30 à 10h
. midi  de 11h30 à 14h
. soir de 18h30 à 20h 30
3 heures par jour, 7 jours sur 7, 52 semaines par an total, 1092 heures par personne assistée
7h30 par jour, 7 jours sur 7, 52 semaines par an, total 2730 heures de travail salarié
B - plus les couts augmentent, plus le temps diminue 1 heure d’AVS en mode prestataire coute entre 23 et 25 €. disons 24€ le salaire brut d’une AVS se situe entre 10 et 11€ augmenté des congés payés et des charges sociales entre 13,60 et 15,14€ disons 14,30€ pour 24€
1092 heures à 24€ représente un budget annuel de 26208€ minoré de 7500€ de crédit d’impôt pour un couple, le reste à charge s’élève à 18708 et 1559€ mensuel - minoré de 3250 de crédit d’impôt pour une personne seule le reste à charge s’élève à 22958€ et 1913€par mois.

Moins de 10% de la population des retraités peuvent supporter ce budget rappelons les chiffres de la Drees la pension moyenne d’un retraité  est de 1283€ net. Il n’est pas surprenant que l’APA finance une grande part des heures prestataires. Le montant mensuel maximum de 1737,14 en GIR1 représente  un peu moins de 75 heures mensuelles un peu plus de 17h20 par semaine 45 minutes par intervention. en GIR2 1394,86€ représente un peu moins de 60 heures mensuelles un peu plus de 13 heures par semaine 40 minutes, par intervention.
Comme il s’agit ici de montant maximum les interventions dépassent rarement 30 ‘.
L’effet conjugué de l’APA réservé à l’aide à la personne, et du revenu insuffisant des retraités même après l’effet du crédit d’impôt, justifie que les conventions collectives BAD et SAD réservent  l’emploi d’AVS à l’aide à la personne.
Ce n’est pas le cas des revenus les plus aisés qui, en emploi direct, bénéficient de la convention du particulier employeur. En effet à un prix de revient de l’heure à 12,43 après 70 ans 1092 heures représentent un budget annuel de 13573,56 en dessous du plafond de 15000€ pour un couple, toutes leurs heures bénéficieront de 50% du crédit d’impôt ce qui laisse à charge 6786,78 par an 565,56 par mois un budget supportable qui laisse une marge de manoeuvre pour l’augmentation du nombre d’heures hebdomadaire, et pour une négociation du salaire horaire. 13573,56 pour une personne seule le reste à charge 10323,56 par an et 860€ par mois, budget conséquent par rapport au revenu d’une personne seule.
C - Plus la règlementation augmente plus les couts augmentent, plus le temps diminue
Des intervention de 7h30 à 20 h30 c’est 13 heures d’amplitude compatibles avec la convention du particulier employeur. L’amplitude des conventions BAD et SAD est limitée à 12 heures par jour donc 1 heure de travail en moins pour les AVS.
Plus les temps d’intervention diminuent, plus le nombre d’interventions augmentent, plus les trajets augmentent en nombre et en frais.
Le salarié qui travaille en multi-salariat pour le particulier, le temps et les frais ne sont pas payés d’un employeur à l’autre. S’agissant du même employeur les temps intermission sont payés aux salariés des associations comme des entreprises. La marge brute (tarif- salaire+ charges) s’établit, on l’a vu autour de 40%, cela n’a rien d’excessif pour une entreprise de service, un taux de 100% est régulièrement constaté dans différentes branches. Ce taux faible s’explique par la pression exercée par les départements qui délivrent l’APA et par l’environnement économique peu porteur.
Pour les AVS, on l’a vu, un grand nombre d’interventions sont limitées à 30 minutes, facturées à 12 euros, elle coute 7,15€ et dégagent une marge brute à 4,85 représentant 20 minutes de trajet, au delà desquels le prestataire perd clairement de l’argent. Il en perd d’autant plus que les charges fixes et proportionnelles viennent s’ajouter, téléphonie, personnel de gestion,( recrutement, comptabilité, planification), commerciaux… locaux, électricité, chauffage, véhicule….
Certains seront tentés de faire du chiffre, de jouer sur le salaire le niveau de qualification, le temps de trajet, le remboursement  des frais. Sans aller jusqu’à la caricature ci contre, publiée sur Facebook, il est bien évident qu’au final ce sont les salariés qui sont victimes.

Conclusion : L’ADN du  projet Horizon AVS c’est le respect du rythme biologique des personnes assistés, le choix d’interventions qui ne peuvent être inférieures à 1 heure à l’intérieur de la zone de confort. Ce choix économiquement n’est pas accessible à tous, mais à une cible significative, pour offrir des opportunités d’emploi à un grand  nombre de salariés qui feraient le choix de travailler pour le particulier employeur.
Le projet recommande un regroupement géographique communale salarié / employeur
Pour tenir compte de la contrainte du rythme biologique, qui limite à 2 heures et demi et à 2 employeurs, chaque créneaux de la zone de confort  il est indispensable de limiter au maximum les trajets domicile/employeur et employeur/employeur pour illustrer ce propos sur une base de 3 fois 30 minutes à 2 heures de travail correspondraient 1 heure 30 de trajet et à l’inverse  3 fois 5 minutes à 15 minutes qui permettraient en outre de gagner 50 minutes d’amplitude !